mercredi 23 octobre 2013

Tourner la page

La disparition de Rolland Castells a suscité une émotion légitime, puisque depuis plus de 20 ans il apparaissait pour beaucoup de Bagnérais comme une figure paternelle, et incontournable. Cela tenait entre autre à la longévité de son mandatce que permet malheureusement notre système politiquemais également à sa forte personnalité.
Cependant, ses 23 ans de gestion laissent un bilan bien mitigé. Certes, Aquensis a été une réussite, et Bagnères a rénové ses infrastructures sportives et sauvé une part de son industrie. Mais dun autre côté, nous nous retrouvons maintenant avec une ville en perte de vitesse, ne parvenant ni à construire sur ses atouts ni à se développer, une ville très endettée et ayant contracté plusieurs emprunts « toxiques », une ville aux impôts locaux écrasants, une ville négligeant certains besoins essentiels de sa populationcirculation des piétons, prise en considération des « écarts », par exempleau profit de réalisations de prestigeune salle de musique à la conception discutable, un théâtre que lon restaure à grands frais après lavoir laissé se dégrader pendant 20 ans -, une ville ne parvenant pas à mettre en valeur ses lieux emblématiquesdes places rénovées de façon très discutable, colonisées par les banques et les voitures, un centre bien peu attirant pour le promeneur ou lacheteur potentiel, en conséquence les commerces ferment les uns après les autres -, une ville négligeant certains volets environnementaux importants la valorisation des ressources naturelles par exemple -, une ville qui a fait des choix incohérents aboutissant à des catastrophes financièresCité Cycle, une ville sans projet davenir innovant.


Bagnères a un besoin crucial de renouvellement. Léquipe actuelle peut-elle lincarner, puisquelle porte, pour lavoir soutenu, sa part de responsabilité dans ce bilan ? Notre liste alternative de gauche proposera quant à elle une autre vision, s’appuyant sur une gestion plus participative. Les Bagnérais choisiront.

samedi 28 septembre 2013

Une liste alternative de gauche soutenue par les élus de l'opposition

Les différents partis politiques se positionnent actuellement à Bagnères en vue des prochaines élections municipales. Comme la presse l’annonce, il y aura probablement plusieurs listes. Le choix proposé aux électeurs bagnérais sera large, avec peut-être des primaires à gauche comme à droite. Qui, en démocratie, pourrait s’en plaindre ?
   Bagnères Solidaire, qui représente l’opposition municipale depuis cinq ans, a annoncé dès le mois d’octobre dernier qu’elle présenterait Alain Pujo, l’un de ses élus, comme candidat à la tête d’une liste alternative de gauche.
   Contrairement à ce qui s’était passé en 2008, la liste Bagnères Solidaire ne sera pas soutenue par le PS local. De ce fait, trois des élus actuels, dont Alain Pujo, se sont mis en congé du parti, pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté.
   La liste Bagnères Solidaire tire sa légitimité des cinq ans de travail de ses élus actuels. Ceux-ci sont maintenant très au fait des dossiers de la commune puisqu'ils siègent dans de nombreuses commissions municipales et également à la CCHB. Ils présenteront leur bilan lors d'une prochaine rencontre avec les Bagnérais.
   Ces élus (Alain Pujo, Isabelle Daudier, Alain Soucaze, Michel Martin – et précédemment Marie Pacaud) ont été soutenus toutes ces années par le travail de l’association citoyenne Bagnères Solidaire, qui regroupe des membres de partis politiques et des personnes de sensibilité de gauche désireuses de s’impliquer dans l’avenir de leur ville. La cohésion de l’équipe ainsi formée a permis, durant cinq ans, de réaliser neuf numéros du journal Place Publique distribués à tous les Bagnérais. Ces journaux comportaient des critiques sur les choix, le mode de fonctionnement et les décisions de la majorité actuelle. Ils comportaient aussi de nombreuses propositions : elles servent aujourd’hui de base au projet qui sera présenté en 2014.

mercredi 24 juillet 2013

Mais que d’éloges !

Il ne se passe quasiment pas une semaine sans que le maire de Bagnères ait les honneurs de notre journal local. Il est vrai qu’avec les élections municipales qui approchent, celui-ci semble se démultiplier, l’actualité récente étant riche en possibilités de se faire voir ou entendre.
Tout s’est accéléré avec l’arrivée du Tour de France, et la visite inespérée du Président de la République. La Dépêche, qui ne faisait déjà pas dans l’analyse critique, s’est muée en une caisse de résonance municipale dithyrambique, allant jusqu’à titrer « Rolland Castels a offert un cadeau merveilleux à sa ville » !
Remettons les faits à leur juste place : Rolland Castells n’a rien offert du tout, ce sont les Bagnérais eux-mêmes qui ont payé avec leurs impôts. Accueillir une étape coûte 90 000 euros (http://www.courrierdesmaires.fr), ce qui n’inclut pas les dépenses annexes d’infrastructure (location de divers matériel,  transformation du gymnase Cordier en immense salle de presse,  nettoyage des lieux après la fête etc.).
L’événement mérite-t-il, en termes de retour sur investissement, ce gros effort ? Le maire dit lui-même dans l’article que « les retombées économiques et touristiques sont inchiffrables ». Le coup de publicité est indéniable – surtout pour certains élus ! -, les commerçants travaillent bien pendant 24h.  Par contre, il est  impossible de savoir si l’effet économique est durable.

Cela ne veut pas dire que l’expérience ne méritait  pas d’être tentée. Mais lorsque le maire explique que « les coûts sont finalement dérisoires. »., cela ne correspond pas à la réalité, et nous aurions souhaité que la presse le signale en se montrant ainsi  plus objective. 

jeudi 20 juin 2013

Le refus de vote considéré comme une abstention !

Lors du CM du 19 Juin dernier, 4 élus de la liste Bagnéres Solidaire (Mme Daudier et Mrs Martin, Soucaze et Pujo) ont refusé de voter lors de la désignation d'un délégué à la CCHB.

Ce refus de vote est un acte politique d'élus qui protestent contre la méthode employée par le Maire de Bagnères de Bigorre concernant la désignation d'un délégué à la CCHB. Nous n'allons pas refaire l'histoire, mais nous constatons encore une fois qu'après la démission d'une élue de la liste de BS de son poste de déléguée à la CCHB, le maire, au lieu de proposer (comme il l'avait déjà fait en 2008) à l'opposition de désigner un nouveau délégué, a sollicité les conseillers municipaux présents pour qu'ils présentent leur candidature.

Nous n'avons pas n'avons pas voulu répondre à cette sollicitation car nous avions déjà vécu au CM du 29/11/2012 une parodie d'élection.

dimanche 7 avril 2013

Fermeture de la boutique SNCF de Bagnères



Une question précise...



Alain Pujo                                       Bagnères, le 10/03/2013.
Conseiller municipal
de Bagnères-de-Bigorre
Porte-parole et coordonnateur 
des élus d’opposition 
de Bagnères-Solidaire
                                        à
                                                Monsieur Guillaume Pepy
                                                Président de la SNCF


  
   Monsieur le Président,

   Je me permets d’attirer votre attention sur la décision prise par vos services de procéder à la fermeture de la boutique SNCF de Bagnères-de-Bigorre dans les Hautes Pyrénées et ses conséquences pour les populations locales.
   Cette boutique garantit à la population de notre zone de montagne un service public de proximité essentiel. En effet, de nombreux habitants de la Communauté de Communes de la Haute-Bigorre se rendent régulièrement dans cette boutique pour acheter des titres de transport SNCF mais aussi pour obtenir des informations pratiques.
   A la suite de cette annonce, les élus locaux et les habitants ont vivement réagi pour dénoncer les conséquences de cette fermeture. Une motion contre cette décision a été votée à l’unanimité par les élus de la communauté de communes et une pétition a déjà recueilli de nombreuses signatures.
   A l’avenir, il faudra faire au minimum 20 km pour se rendre à Tarbes pour bénéficier des services dispensés jusque là par la boutique de Bagnères. Les habitants de notre territoire, mais aussi les nombreux curistes, sont souvent des personnes âgées et la délocalisation progressive des services publics fragilise cette population.
   Cette décision apparaît comme étant en complet décalage avec le schéma de développement et de maintien des  services de proximité répondant aux besoins de la population.
   Je vous serais reconnaissant de bien vouloir étudier la possibilité de revenir sur votre décision afin d’assurer la pérennité de  la boutique de Bagnères-de-Bigorre.

   Recevez, Monsieur le Président, mes sincères salutations
               Alain Pujo


Une réponse évasive !





dimanche 17 mars 2013

Les impôts locaux à Bagnères


Principe général

   Les choix d'un conseil municipal génèrent des dépenses  (+ ou - de services, + ou - de personnels, + ou - d'investissements, remboursement anticipé de la dette,...). En face de ces dépenses, il faut mettre des recettes. Les deux plateaux de la balance (dépenses/recettes) représentent le budget communal. Il est voté tous les ans et doit être en équilibre. Pour financer les dépenses, les communes sont libres de s'administrer (article 72 de la Constitution) et de prélever des impôts (article 72-2) dans le respect de la loi. Grâce à cette autonomie, elles peuvent choisir leur mode de gestion (régie directe, DSP,PPP,...), choisir de déléguer des compétences (communautés urbaines,communautés d'agglomération, communautés de communes, syndicats d'agglomération nouvelle, syndicats de communes et syndicats mixtes) mais elles peuvent également fixer les tarifs, les redevances et les impôts locaux (taxes d’habitation et taxes foncières).

Sur Bagnères



   En 2011, les recettes de fonctionnement de la commune s’élevaient à 13.602.000€ (impôts locaux + dotations de l'Etat + divers).  Les charges de fonctionnement étaient de 12.891.000€ (dont 7.369.000€ pour les charges de personnel, soit 57%).
   En 2011, le total des impôts locaux encaissés par la commune se montait à  5.201.000€. Rapporté aux  8.678 habitants de Bagnères, cela a représenté cette année-là 599€ par habitant, alors que la charge fiscale  moyenne est de 424€ par habitant dans les communes françaises équivalentes, soit 29 % de moins.
(ces chiffres proviennent du site alize 22.finances.gouv.fr)


samedi 2 mars 2013

Devinette


  Qui a écrit :  " L'Europe passoire ayant instauré la libre circulation des marchandises, des hommes et des capitaux, les riches quittent l'Hexagone pour dépenser leur argent ailleurs, remplacés par des centaines de milliers d'immigrés qui viennent émarger aux systèmes sociaux déjà dans le rouge et pour lesquels ils n'ont jamais cotisés."  



  Eh non, ce n'est pas Marine… C'est un extrait d'une tribune du magazine d'information du conseil général signée par  Rolland Castells et José Marthe. (février 2013)…