mercredi 24 juillet 2013

Mais que d’éloges !

Il ne se passe quasiment pas une semaine sans que le maire de Bagnères ait les honneurs de notre journal local. Il est vrai qu’avec les élections municipales qui approchent, celui-ci semble se démultiplier, l’actualité récente étant riche en possibilités de se faire voir ou entendre.
Tout s’est accéléré avec l’arrivée du Tour de France, et la visite inespérée du Président de la République. La Dépêche, qui ne faisait déjà pas dans l’analyse critique, s’est muée en une caisse de résonance municipale dithyrambique, allant jusqu’à titrer « Rolland Castels a offert un cadeau merveilleux à sa ville » !
Remettons les faits à leur juste place : Rolland Castells n’a rien offert du tout, ce sont les Bagnérais eux-mêmes qui ont payé avec leurs impôts. Accueillir une étape coûte 90 000 euros (http://www.courrierdesmaires.fr), ce qui n’inclut pas les dépenses annexes d’infrastructure (location de divers matériel,  transformation du gymnase Cordier en immense salle de presse,  nettoyage des lieux après la fête etc.).
L’événement mérite-t-il, en termes de retour sur investissement, ce gros effort ? Le maire dit lui-même dans l’article que « les retombées économiques et touristiques sont inchiffrables ». Le coup de publicité est indéniable – surtout pour certains élus ! -, les commerçants travaillent bien pendant 24h.  Par contre, il est  impossible de savoir si l’effet économique est durable.

Cela ne veut pas dire que l’expérience ne méritait  pas d’être tentée. Mais lorsque le maire explique que « les coûts sont finalement dérisoires. »., cela ne correspond pas à la réalité, et nous aurions souhaité que la presse le signale en se montrant ainsi  plus objective. 

jeudi 20 juin 2013

Le refus de vote considéré comme une abstention !

Lors du CM du 19 Juin dernier, 4 élus de la liste Bagnéres Solidaire (Mme Daudier et Mrs Martin, Soucaze et Pujo) ont refusé de voter lors de la désignation d'un délégué à la CCHB.

Ce refus de vote est un acte politique d'élus qui protestent contre la méthode employée par le Maire de Bagnères de Bigorre concernant la désignation d'un délégué à la CCHB. Nous n'allons pas refaire l'histoire, mais nous constatons encore une fois qu'après la démission d'une élue de la liste de BS de son poste de déléguée à la CCHB, le maire, au lieu de proposer (comme il l'avait déjà fait en 2008) à l'opposition de désigner un nouveau délégué, a sollicité les conseillers municipaux présents pour qu'ils présentent leur candidature.

Nous n'avons pas n'avons pas voulu répondre à cette sollicitation car nous avions déjà vécu au CM du 29/11/2012 une parodie d'élection.

dimanche 7 avril 2013

Fermeture de la boutique SNCF de Bagnères



Une question précise...



Alain Pujo                                       Bagnères, le 10/03/2013.
Conseiller municipal
de Bagnères-de-Bigorre
Porte-parole et coordonnateur 
des élus d’opposition 
de Bagnères-Solidaire
                                        à
                                                Monsieur Guillaume Pepy
                                                Président de la SNCF


  
   Monsieur le Président,

   Je me permets d’attirer votre attention sur la décision prise par vos services de procéder à la fermeture de la boutique SNCF de Bagnères-de-Bigorre dans les Hautes Pyrénées et ses conséquences pour les populations locales.
   Cette boutique garantit à la population de notre zone de montagne un service public de proximité essentiel. En effet, de nombreux habitants de la Communauté de Communes de la Haute-Bigorre se rendent régulièrement dans cette boutique pour acheter des titres de transport SNCF mais aussi pour obtenir des informations pratiques.
   A la suite de cette annonce, les élus locaux et les habitants ont vivement réagi pour dénoncer les conséquences de cette fermeture. Une motion contre cette décision a été votée à l’unanimité par les élus de la communauté de communes et une pétition a déjà recueilli de nombreuses signatures.
   A l’avenir, il faudra faire au minimum 20 km pour se rendre à Tarbes pour bénéficier des services dispensés jusque là par la boutique de Bagnères. Les habitants de notre territoire, mais aussi les nombreux curistes, sont souvent des personnes âgées et la délocalisation progressive des services publics fragilise cette population.
   Cette décision apparaît comme étant en complet décalage avec le schéma de développement et de maintien des  services de proximité répondant aux besoins de la population.
   Je vous serais reconnaissant de bien vouloir étudier la possibilité de revenir sur votre décision afin d’assurer la pérennité de  la boutique de Bagnères-de-Bigorre.

   Recevez, Monsieur le Président, mes sincères salutations
               Alain Pujo


Une réponse évasive !





dimanche 17 mars 2013

Les impôts locaux à Bagnères


Principe général

   Les choix d'un conseil municipal génèrent des dépenses  (+ ou - de services, + ou - de personnels, + ou - d'investissements, remboursement anticipé de la dette,...). En face de ces dépenses, il faut mettre des recettes. Les deux plateaux de la balance (dépenses/recettes) représentent le budget communal. Il est voté tous les ans et doit être en équilibre. Pour financer les dépenses, les communes sont libres de s'administrer (article 72 de la Constitution) et de prélever des impôts (article 72-2) dans le respect de la loi. Grâce à cette autonomie, elles peuvent choisir leur mode de gestion (régie directe, DSP,PPP,...), choisir de déléguer des compétences (communautés urbaines,communautés d'agglomération, communautés de communes, syndicats d'agglomération nouvelle, syndicats de communes et syndicats mixtes) mais elles peuvent également fixer les tarifs, les redevances et les impôts locaux (taxes d’habitation et taxes foncières).

Sur Bagnères



   En 2011, les recettes de fonctionnement de la commune s’élevaient à 13.602.000€ (impôts locaux + dotations de l'Etat + divers).  Les charges de fonctionnement étaient de 12.891.000€ (dont 7.369.000€ pour les charges de personnel, soit 57%).
   En 2011, le total des impôts locaux encaissés par la commune se montait à  5.201.000€. Rapporté aux  8.678 habitants de Bagnères, cela a représenté cette année-là 599€ par habitant, alors que la charge fiscale  moyenne est de 424€ par habitant dans les communes françaises équivalentes, soit 29 % de moins.
(ces chiffres proviennent du site alize 22.finances.gouv.fr)


samedi 2 mars 2013

Devinette


  Qui a écrit :  " L'Europe passoire ayant instauré la libre circulation des marchandises, des hommes et des capitaux, les riches quittent l'Hexagone pour dépenser leur argent ailleurs, remplacés par des centaines de milliers d'immigrés qui viennent émarger aux systèmes sociaux déjà dans le rouge et pour lesquels ils n'ont jamais cotisés."  



  Eh non, ce n'est pas Marine… C'est un extrait d'une tribune du magazine d'information du conseil général signée par  Rolland Castells et José Marthe. (février 2013)… 

samedi 23 février 2013

Un magnifique exemple de concertation - avortée...


La démocratie « participative » selon  le maire.

   Tout a probablement commencé par un constat : l’école Jules Ferry, en très mauvais état, dont les locaux sont relativement sous-utilisés, doit être rénovée rapidement.
   Une idée a germé : pourquoi, tant qu’à rénover, ne pas chercher à mieux utiliser les locaux ?
   Une stratégie pour concrétiser ces améliorations a été élaborée : réunir un « groupe de pilotage » associant mairie, parents d’élèves et enseignants pour réfléchir aux différentes possibilités.
  
   Jusqu’ici, rien à redire. Il paraît légitime que le maire veuille optimiser l’utilisation d’un bâtiment communal, et respectable qu’il choisisse la voie de la concertation pour y parvenir.

   Malheureusement, il y a parfois loin de la coupe aux lèvres…

   Lors de la première réunion du groupe de pilotage, deux des trois hypothèses évoquées impliquaient de grands changements pour les écoles Carnot : soit l’école élémentaire était fondue dans deux entités différentes – Ferry et Pic du Midi – soit l’école maternelle était déplacée à Ferry.
  
   La deuxième réunion était censée prolonger la première, chacun devant revenir en ayant approfondi sa réflexion sur ces hypothèses, afin qu’une nouvelle discussion permette de dégager un consensus sur la meilleure solution.
   Mais là, surprise ! Le maire a d’emblée grossièrement agressé les représentants de l’école Carnot, qui avaient eu l’outrecuidance de concrétiser leur opposition à l’hypothèse du démantèlement partiel de leur école par l’apposition d’une banderole « École menacée ». Il est allé jusqu’à les menacer de porter plainte si la banderole n’était pas ôtée au plus vite, pour propos mensongers – ou pour crime de lèse-majesté, peut-être !
   Lorsque la représentante des parents a voulu s’expliquer, il a refusé de lui donner la parole. Il lui faudra attendre que le monologue autocratique s’éteigne de lui-même  pour enfin pouvoir s’exprimer…
   De toute façon, il ne restait plus grand-chose à discuter. De réunion de concertation, il n’était plus question, et nous étions passés à l’exposé pur et simple des décisions prises par le maire : statu quo, on ne touche à rien, on déplacera seulement la CLIS du Pic à Ferry, où seront également transférées des « activités municipales ».

   « Ce sera ainsi ! » «  Une page est tournée ! »
   Dont acte.
  Certainement la décision est sage. Provoquer la colère d’électeurs potentiels du centre-ville était probablement inopportun à un an des municipales !

   Devant une telle parodie de concertation, seuls sont restés interloqués ceux qui avaient la candeur de croire que le maire voulait réellement faire participer les citoyens concernés au processus de décision…

mardi 12 février 2013

L'endettement de Bagnères


-1,8% d'impôt, mais une dette représentant 153,29% de nos revenus



Le budget annuel d'une commune s'équilibre entre des recettes et des dépenses. Contrairement à l'État, une collectivité ne peut pas faire de déficit. Ce qui ne peut pas être financé par les produits de fonctionnement sur une année est financé par le crédit (dettes).

En 2011, le montant total des dettes cumulées dues par la commune de Bagnères était de 20 850 000 €.
Si l'on rapporte cette dette au total des revenus de la commune - qui étaient de 13 602 000 € en 2011 -, on constate que cette dette représente 153,29% des revenus annuels. 

Pour les 8 678 habitants de Bagnères, en 2011, cela équivaut à une dette de 2403 € par habitant. En comparaison, la valeur moyenne de la dette par habitant des communes françaises similaires à la nôtre était de 874 €.

Par rapport à des communes similaires, la dette due par habitant à Bagnères en 2011 est donc plus élevée de 175 % environ. Pendant la période 2000-2011, les communes françaises ont vu leur dette par habitant baisser de 2,78 % en moyenne.

En 2011, notre ville a dû ainsi payer 1 991 000 € (capital + intérêts) pour rembourser sa dette. Cela représente 229 € par habitant, qui sont bien entendu prélevés sur le budget de notre commune et financés par nos impôts locaux, les dotations de l'État, les recettes diverses (taxe remontées mécanique, taxe casino, loyer, PV, vente de foncier, cantine, entrées piscine, bibliothèque...).

Vivre à crédit coûte cher aux emprunteurs - et donc en l’occurrence aux Bagnèrais - et rapporte surtout aux banques.
Sommes-nous destinés à imiter Barèges, dont le cumul de dette atteint 4605 € par habitant ?